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Les collections du centre et nord de l'Italie proviennent principalement de Toscane, d'Émilie et de Vénétie. Parmi les peintres d'autres régions sont présents Evaristo Baschenis, de Bergame, spécialisé surtout dans les natures mortes aux objets, ou encore Gregorio de Ferrari (Grande Galerie), originaire de Ligurie, immense coloriste et annonciateur du XVIIIe siècle.
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Le Musée Fesch conserve de Tiziano Vecellio dit Titien, le Portrait de l'homme au gant, une des oeuvres les plus célèbres des collections. Le Musée du Louvre possède une variante de cette peinture. L'homme portraituré reste inconnu. Titien, grand représentant de la peinture vénitienne, excelle notamment dans le genre du portrait, où il mêle subtilement idéalisation et réalisme. Il devient portraitiste officiel à la République de Venise et jette les bases du portrait aristocratique.
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"Portrait de l'homme au gant"
(Titien)
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Parmi les autres oeuvres du XVIe siècle, notons Léda et le cygne de l'atelier de Véronèse ainsi que quatre portraits allégoriques des âges de la vie de Santi di Tito: L'Enfance, La Jeunesse,La Maturité et La Vieillesse.
Au XVIIe siècle, Bologne est le principal foyer de la peinture émilienne. Dès la fin du XVIe siècle, les frères Carrache créent l'Académie des Incaminati et orientent à travers le classicisme raphaélesque les fondements de la peinture bolonaise. Après leur disparition, Guido Reni et le Guerchin s'imposent comme deux grands maîtres de la peinture à Bologne.
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Carlo Cignani et son élève Marcantonio Franceschini, les deux grands derniers représentants du classicisme bolonais sont présents au Musée Fesch avec Joseph et la femme de Putiphar et Le triomphe de David. Franceschini travaille en Émilie mais aussi à Rome, Gênes et pour des princes d'Europe. Tous deux restent fidèles à la leçon classicisante de Guido Reni et à l'inspiration poétique arcadienne. D'après l'historien d'art B.Buscaroli, Joseph et la femme de Putiphar serait une copie «d'atelier à dater de 1670-1680» dont l'original se trouve au Musée de Copenhague.
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"Joseph et la Femme de Putiphar"
(Carlo Cignani)
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