|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
La collection du musée Fesch d'Ajaccio :
Une collection de référence pour la Rome Baroque
|
|
Le Cardinal Fesch avait constitué sa fabuleuse galerie (plus de 16000 tableaux !) pour qu'elle puisse permettre d'étudier dans sa globalité l'histoire de la peinture occidentale, et notamment italienne, à travers tous ses aspects, écoles ou époques.
La Collection Fesch a été en partie dispersée à la mort du prélat. Héritière de cette entreprise ambitieuse, la collection léguée au musée d'Ajaccio n'en est pas moins le panorama le plus diversifié, mais aussi le plus synthétique de l'art italien que l'on puisse voir en France, juste après le Louvre.
Dans cette collection exceptionnelle, trois sections connaissent une renommée internationale :
|
|
 |
|
- Les « primitifs italiens » : 42 panneaux racontent le passage de la peinture médiévale à celle de la Renaissance ; toscans surtout, mais aussi ferrarais (Cosmè Tura) ou vénitiens (Giovanni Bellini).
|
|
 |
|
- La peinture de la Rome baroque : Bernin, Pierre de Cortone, Ciro Ferri, Ludovico Gimignani, mais aussi Poussin, Vouet et enfin quatre Gaulli et un Pozzo !
Giambattista Gaulli, dit il Baciccio, est l'auteur de la voûte de l'église du Gesù de Rome, et Andrea Pozzo, l'auteur de celle de Saint-Ignace ; les deux décors en trompe-l'oeil les plus importants, et les plus célèbres de la Rome baroque. De Gaulli, le musée propose notamment une Gloire de saint Pierre , chef-d'oeuvre souvent rapproché du cycle du Gesù. Enfin, des recherches récentes ont permis de démontrer que le portrait du musée Fesch ayant appartenu à Cassiano dal Pozzo, l'un des plus importants érudits du Cercle des Barberini, était un autoportrait de Pierre de Cortone, l'auteur de la Divine Providence, décor immense qui orne la voûte du grand salon du Palais Barberini.
|
|
 |
|
- La peinture baroque napolitaine : des peintres du début du XVIIème siècle marqués par le Caravage : Carlo Selitto, par exemple, à Luca Giordano et Francesco Solimena. La collection propose aussi un très grand nombre de natures mortes et de scènes de bataille. Un ensemble exceptionnel de peintures de Corrado Giaquinto clôt cette période.
|
|
|
|
|