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Rome 1650-1760
De Carlo Maratta à Giuseppe Bartolomeo Chiari
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Si le décor d'Andrea Pozzo pour Saint-Ignace nous apparaît aujourd'hui comme l'apothéose du Baroque romain, il ne faut pas oublier que ce courant était alors fortement concurrencé par le classicisme de Carlo Maratta (1625-1713). Ce dernier, élève d'Andrea Sacchi, s'attachait aux modèles classiques de ses maîtres -les Carrache, Guido Reni, Giovanni Lanfranco, l'Albane-, et, par delà, au maître incontesté de tout ce courant qui traverse le XVIIe siècle : Raphaël. Le Triomphe de la Divine Clémence, peint pour le palais Altieri en 1676, témoigne de cet attachement au Classicisme raphaélesque.
Giuseppe Bartolomeo Chiari, élève et héritier de Maratta, continuera cette tradition dans un langage personnel «à mi-chemin entre le baroque tardif et le rococo naissant» (Stella Rudolph). Il est l'auteur de l'Apothéose de Saint Clément, décor central de la basilique du même nom que Vittorio Casale a définie comme « une pinacothèque romaine du XVIIIe siècle ».
Plus libres, Francesco Trevisani et Marco Benefial vont chercher des alternatives au langage de Maratta.
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Modelo pour "Le triomphe de la Divine Clémence", par Carlo Maratta, salle C
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"Sainte Marguerite de Cortone" par Marco Benefial, salle D
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"Gloire d'Anges", par Luigi Garzi, salle D
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