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Exposition temporaire du Musée Fesch Ajaccio
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Présentation
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PRESENTATION DE L'EXPOSITION Niveau I, Salle "Vignale" |
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À l’heure où la foule se retire des galeries du Louvre, il est une vie qui commence à s’animer, celle des toiles abritées par le célèbre musée. Face à la Victoire de Samothrace, une jeune femme (Laetitia Casta) découvre les premiers signes de cette énergie habituellement cachée et décide de suivre la lumière secrète qui la transporte d’un tableau à l’autre - comme envoûtée. Le dernier film d’Ange Leccia est une visite initiatique qui propose de délaisser la contemplation distante des chefs-d’œuvre au profit d’un dialogue intime. Après avoir imposé en plein jour leur autorité, les créations des siècles passés offrent soudain un visage plus sensible. Ainsi, la spectatrice de leur métamorphose vient à entrer en relation avec elles sur un mode charnel. Sa déambulation tourne à l’enivrement. Les regards s’affolent pour dévoiler la nécessité du toucher. L’œil est ici secondé par la main: les surfaces picturales se donnent pour des peaux pénétrées de frissons. Une telle approche émotionnelle souligne que la peinture s’appréhende à travers tous les sens. Et cette expérience sensuelle témoigne du romantisme de Leccia qui se place dans le sillage du Sommeil d’Endymion (1791) de Girodet. L’art se fait le révélateur d’un monde intérieur, le guide vers un univers fantasmatique où chaque projection lumineuse serait comme un coup de sonde dans l’inconscient. Les flashs qui ponctuent le parcours traduisent les palpitations des corps peints tout en extériorisant la subjectivité de leur hôte. Ils sont comme la réminiscence nocturne des multiples crépitements photographiques que les tableaux ont emmagasinés au même titre que la star égarée. Car l’icône contemporaine partage avec les illustres représentations cette hyper visibilité, caractéristique de nos sociétés médiatiques. La déraison du Louvre cherche cependant à conférer une vibrante présence aux images. Et s’il est question de folie, c’est dans la mesure où il est parfois difficile d’assumer le souvenir vertigineux de l’aura esthétique sans s’épuiser. Pour Ange Leccia, la beauté de la peinture peut être une violence en raison de son intensité… Fabien Danesi
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Présentation
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du musée
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