Paris Match, n°2821 du 12 au 18 juin 2003
Extrait de la chronique de Gilles Martin-Chauffier : « Quand Naples
était la fille aînée de lEurope »
«
Les ateliers de la ville sont immédiatement informés de
chaque nouveauté des écoles rivales.[
] On ne sait
plus à quelle harmonie se vouer. Doù lintérêt
majeur de lexposition du musée Fesch[
]. tout se met
en place et, salle après salle, le désordre se transforme
en perspective »
Lucile
CAITUCOLI, Corse-Matin, 05 mai 2003
Gratuité
des musées, un franc succès
Pour sa 5ème
édition, l'opération a attiré une foule de visiteurs
hier dans tous les établissements culturels de la cité
impériale. Des touristes continentaux et italiens notamment.
Les visiteurs sont venus massivement au musée Fesch. Ils étaient
deux cents à avoir foulé le temple de l'art italien, à
quelques minutes de l'ouverture matinale.
- Richesses du XVIIe
siècle
- Naples selon Jean-François Paccosi
- Orpheo Isulanu en concert
<< Mystères
et découvertes >>, le thème choisi pour cette cinquième
édition du printemps des musées, illustre à merveille
la démarche de l'amateur d'art. De sa rencontre avec un créateur,
il sera surpris, étonné, satisfait ou déçu.
Jamais indifférent.
Au Musée
Fesch, les visiteurs ont été enchantés de leur
voyage à travers les siècles, à destination de
Naples. Chaque année depuis la première du printemps des
musées, les visiteurs locaux et les touristes répondent
nombreux à cette invitation picturale. Selon le conservateur
en chef des musées de la cité impériale, Jean-Marc
Olivesi, l'édition 2003 n'a pas dérogé à
ce succès.
<<Peu après
l'ouverture, nous avions déjà accueilli deux cents personnes.
Cette forte affluence s'explique non seulement par le choix judicieux
de la date, en mai et non à l'automne : le public ne savait plus
différencier l'événement avec les journées
du patrimoine. L'engouement des visiteurs tient surtout au thème
Mystère et découvertes >>
Une vaste collection
Selon Jean-Marc
Olivesi, il est certain que les oeuvres dont l'auteur demeure inconnu
exercent une attraction sur le public. Il en est ainsi pour le Maître
de L'annonce aux bergers, dont on sait peu de chose, sinon qu'il sera
actif à Naples de 1630 à 1650.
Au gré des
salles, la lumière tamisée ajoute au mystère. Sellitto,
Cavallino, Pacecco de Rosa, et autre De Ribera dévoilent une
part des secrets de la cité phare de la peinture du XVIIe siècle.
La richesse des collections n'a pas laissé de marbre. Inconditionnelle
de l'art italien, Elena, de passage avant de regagner Paris, s'est dit
<< agréablement surprise par le nombre d'uvres exposées.
A Berlin et en Italie, j'ai visité des expositions de la même
période, et celle du musée Fesch est tout aussi impressionnante
!
Du pinceau à
la photo
Au deuxième
étage, dans un décor épuré, Naples passe
par l'objectif photo de Jean-François Paccosi. Procession du
vendredi saint, centre historique et quartier des affaires sont abordés
avec vision contemporaine de la cité. Dans la galerie, Irmtraud
Hubatschek, et les autres musiciens de l'association Orpheo Isulanu
ont interprété des morceaux signés Alessandro Scarlatti,
Giovanni Paisiello, compositeur de la cour du tsar.
Enfants et parents
ont aussi goûté aux joies de la création en famille,
à travers l'atelier d'arts plastiques avec l'association Attirail
sous l'il attentif de Véronique Marciset.
Cette journée
aux accents de découvertes a levé le voile sur des peintres
parfois mystérieux.
LA CROIX, O.J.D
: 89557 du 21 juin 2003.
Extrait de la chronique de Bruno Bouve : " La Corse sous les lumières
de Naples "
[
]
" jouir pleinement du superbe voyage dans le temps auquel convie
" les mystères de Naples ", l'exposition présentée
par le musée Fesch. "
LES MYSTERES DE NAPLES
30 avril - 30 septembre 2003
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