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CONQUÊTES
Les campagnes d'Italie de 1796 et de 1800
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En 1796, la France affronte une coalition de l'Autriche, de l'Angleterre et du royaume de Piémont-Sardaigne. La confrontation doit se dérouler en Allemagne et en Italie. Bonaparte est nommé à la tête de l'Armée d'Italie. Sa mission essentielle est, en fait, de faire diversion plutôt que de remporter des victoires significatives. Néanmoins, les troupes françaises réussissent rapidement à séparer les Piémontais et les Autrichiens avant de les battre successivement. Les victoires de Castiglione et de Rivoli, et le célèbre passage du pont d'Arcole, assurent en février 1797 la mainmise des Français sur le nord de l'Italie. Le printemps voit Gênes et Venise accueillir le général Bonaparte qui met fin à leurs institutions millénaires. Le traité de Campo-Formio, signé le 17 octobre 1797, redessine l'Italie. La Vénétie est donnée aux Autrichiens, le Piémont conserve théoriquement sa souveraineté, tandis qu'une République ligurienne et une République cisalpine sont constituées autour de Gênes et de Milan.
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Pourtant, l'armée française continue à manoeuvrer en Italie. Le 10 février 1798, Rome capitule et une éphémère République romaine voit le jour. Les Napolitains sont battus le 10 janvier 1799 et une République napolitaine (ou parthénopéenne) remplace le Royaume de Naples, du moins sur le continent (les Bourbon se sont réfugiés en Sicile). Cependant, vers la fin de 1799, une série de revers réduit la France à ne plus détenir que Gênes et la côte ligure.
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"Passage du pont de Lodi, le 11 mai 1796"
(Louis-Albert-Guislain Bacler d'Albe)
Paris : Service historique de l'Armée de terre
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La seconde Campagne d'Italie, en 1800, assure à nouveau le contrôle d'une grande partie de l'Italie à Bonaparte. Faisant passer ses troupes par le col du Grand Saint-Bernard, le 8 mai, il entre à Turin le 28 et à Milan le 2 juin. Malgré la capitulation de Masséna à Gênes le 4, la victoire de Marengo, le 15 juin, achève la Campagne. La victoire sur le front germanique, fin 1800, aboutit à la paix de Lunéville avec l'Autriche le 9 février 1801, puis à la paix de Florence avec Naples le 29 mars. C'est un retour à la situation de Campo-Formio, le Piémont et Parme restant sous contrôle des Français. Le 11 septembre 1802, le Piémont (ainsi que le canton suisse du Valais) est annexé à la France pour contrebalancer la Vénétie autrichienne. La Toscane est cédée aux Bourbon d'Espagne. Les cas de Lucques et de Parme restent en suspens, mais sous administration française.
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Les autres thèmes de la salle 1 :
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Les trois parties de l'exposition :
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