|
À la mort de Pie VI, le cardinal Barnabé Chiaramonti, alors âgé de cinquante-huit ans, est élu souverain pontife en 1800 sous le nom de Pie VII. Le conclave qui l'a élu, à Venise, attend de lui qu'il maintienne l'indépendance du Saint-Siège face à la Coalition et à la France révolutionnaire.
Le nouveau pape fait son entrée dans Rome, occupée par les Napolitains, le 3 juillet 1800. Par le traité de Lunéville, le 9 février 1801, les troupes étrangères quittent la Ville Éternelle. Pie VII et son secrétaire d'État, le cardinal Consalvi, réorganisent alors l'administration des États de l'Église.
Mais bientôt un conflit oppose Pie VII à Napoléon Ier. Ce dernier veut associer toute l'Italie au blocus continental contre l'Angleterre. Le pape s'y refuse, engendrant ainsi une succession de querelles qui aboutit à son enlèvement en juillet 1809 et à sa détention à Savone puis à Fontainebleau jusqu'en 1814. Les événements de 1814 permettent à Pie VII de regagner Rome le 24 mai. Par le congrès de Vienne, le pape récupère tous ses États annexés par Napoléon.
Malgré tous les désagréments que lui a causés Napoléon, Pie VII accorde l'hospitalité à plusieurs membres de la famille impériale. Il intervient même, en vain, en 1817, en faveur de Napoléon, alors exilé à Sainte-Hélène.
Cet homme, intègre et d'une grande piété, meurt le 20 août 1823.
|