|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
REGNES
Rome : un modèle antique pour l'Empire
|
|
Le 26 mai 1805, à Milan, Napoléon est couronné roi d'Italie. En mai 1809, il déclare Rome seconde capitale de l'Empire. En 1811, il proclame son fils Roi de Rome, l'année même de sa naissance.
|
|
L'Empereur ne cherche pas à amonceler sans fin titres et couronnes. L'héritier de la Révolution, qui s'était couronné «Empereur de la République», tend vers deux buts; d'abord, il ne veut pas reprendre le titre de roi de France : les partisans des Bourbon n'auraient pas reconnu sa légitimité, et quinze ans de tumultes avaient banni la monarchie de l'Ancien Régime. Il n'a qu'à se retourner vers l'Histoire romaine pour lire qu'Auguste, ne pouvant se déclarer Rex, fut proclamé Imperator. Ensuite, sa conquête d'une grande partie de l'Europe a pour effet de mettre fin au Saint-Empire romain germanique: l'Empereur, le successeur de Charles Quint, n'est plus qu'empereur d'Autriche à partir de 1806 (c'est pour cela que le beau-père de Napoléon s'appelle d'abord François II, empereur germanique, puis François Ier empereur d'Autriche).
|
|
|
|
|
|
 |
|
"Habit du "petit habillement" de l'Empereur lors de son sacre comme roi d'Italie"
par Chevalliern et Picot
Fontainebleau: Musée national du château de Fontainebleau
|
|
On se rappelle que l'héritier du souverain du Saint-Empire portait le titre de roi des Romains, que le premier empereur romain germanique, Otton Ier, vint en 962 à Milan ceindre la couronne de fer des rois lombards, que son petit-fils, Otton III, transféra le siège de l'Empire de Germanie à Rome, enfin que Charlemagne avait été couronné Empereur d'Occident à Rome en l'an 800.
Aux monarchistes qui lui reprochaient l'exécution du duc d'Enghien, à son beau-père, François Ier de Habsbourg, qui avait hésité à le considérer comme un gendre possible, au Tsar (César) de Russie, qui lui avait refusé la main d'une grande-duchesse, Napoléon avait damé le pion: il était remonté à la source symbolique de ces États millénaires : la Rome antique. De là, cette profusion de couronnes de laurier et d'aigles à la romaine qui vont envahir le mobilier Empire ou l'art d'un Canova.
L'Antiquité héroïque de la République romaine, avec ses vertus d'austérité et de stoïcisme, de dévouement à la nation, avait déjà été le modèle de la Révolution qui avait vu l'arrivée à Paris des chefs-d'oeuvre de la statuaire antique saisis à Rome aux cris de «Rome n'est plus dans Rome'». Napoléon va la compléter par l'Antiquité glorieuse de l'Empire romain, avec ses conquêtes incessantes et ses territoires immenses soumis à une autorité unique : l'Empereur.
|
|
 |
|
Les autres thèmes de la salle 2 :
|
|
|
|
Les trois parties de l'exposition :
|
|
|
|
|
|