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Toute sa vie, Napoléon restera infiniment sensible à la musique et fidèle à sa préférence de la musique vocale. Il avait une passion particulière pour la musique italienne. Les principaux compositeurs italiens du début du XIXème siècle sont évoquées chronologiquement dans ce programme.
Paisiello est né è Tarente en 1741, il meurt à Naples en 1816. C'est le compositeur préféré de l'Empereur. Il arrive à Paris en 1801, où il devient maître de la chapelle du Premier Consul. Trois ans plus tard, il retourne en Italie au service de Joseph Bonaparte, roi de Naples, puis du Roi Joachim Murat, époux de Caroline Bonaparte. Il écrivit plus de 40 messes, environ 100 opéras dont Nina en 1794 qui remporta un succès considérable, et La Molinara dont la cavatine « Nel cor piu non mi sento » donna lieu à de nombreuses variations pour piano-forte (celles de Beethoven présentées dans ce programme datent de 1795).
Zingarelli est né à Naples en 1752. Il devient maître de chapelle de la cathédrale de Milan, avant d'être appelé par Pie VII à la Chapelle Sixtine en 1804. Ayant refusé de faire chanter un Te Deum pour la naissance du Roi de Rome en 1811, il est arrêté et conduit à Paris, avec beaucoup d'égards. Il reçoit commande d'une messe pour le 12 janvier 1812, puis d'un Stabat Mater chanté le Vendredi Saint à L'Elysée. Le castrat italien Crescentini, premier chanteur de la Cour et de la chapelle particulière de Napoléon y fait merveille dans le verset : Vidit suum dulcem natum que l'Empereur lui ordonna de bisser d'un signe de la main.
Méhul est le seul compositeur français de ce programme. Il est né àGivet en 1763 et meurt à Paris en 1817. Il écrit pour le théâtre 37 opéras dont l'Irato, opéra-comique en un acte créé en 1801. Les compositeurs italiens de l'époque obtenaient de grands succès avec leur musique vive et gaie. Méhul comprit rapidement les procédés au moyen desquels ces maîtres produisaient leurs effets comiques. Autant pour se mesurer à eux sur leur propre terrain que pour satisfaire aux goûts du moment, il écrit en secret la partition de l'Irato dans un "style italien" et la fit représenter sous un faux nom. Le public tomba dans le piège et le succès fut complet. Méhul fit graver la partition et en offrit la dédicace au Premier Consul.
Paër est né à Parme en 1771, il meurt à Paris en 1839. On le trouve comme maître de chapelle à Venise, Vienne et Dresde où Napoléon peut l'apprécier en entendant son opéra Achille. Après Iéna, à Varsovie, Napoléon charge Talleyrand de l'engager, ainsi que sa femme qui était une excellente cantatrice. Paër part pour Paris et y exerce les fonctions de compositeur à vie de la Chambre de l'Empereur, de Directeur de la musique, des concerts et du théâtre de la Cour, et plus tard comme maître de chant et de piano de l'Impératrice Marie-Louise. En 1812, il succède à Spontini comme directeur du Théâtre Italien. Il a composé une quarantaine d'opéras dont Le Maître de Chapelle, des oratorios, des cantates et de la musique instrumentale pour piano-forte dont Trois Grandes Sonates dédiées à l'Impératrice Marie-Louise.
Spontini est né à Marjolati en 1774, il y meurt en 1851. Après des études à Naples où il travaille avec Piccinni, et des premiers succès sur les scènes lyriques italiennes, il se fixe à Paris en 1803. Il triomphe à l'Opéra de Paris avec la Vestale, tragédie lyrique en trois actes créée le 15 décembre 1807. Cette réussite lui vaut des présents offerts par Joséphine et une gratification de 10 000 francs octroyée Napoléon ; la section de Musique de l'Institut lui attribue le Prix décennal, son opéra étant considéré comme l'oeuvre la plus méritante jouée dans la période des dix années écoulées. Il exerça les lucratives fonctions de compositeurs et de directeur de la musique de l'Impératrice Joséphine et aussi celle de directeur du Théâtre Italien.
Isouard est né à Malte en 1775. Il meurt à Paris en 1818. Après des études à Palerme et à Naples, il est maître de chapelle de l'ordre Saint Jean de Malte puis se tourne vers le théâtre. Après des premiers succès lyriques, il arrive à Paris en 1799. Les salons lui font un accueil flatteur : "Nicolo a de l'esprit, des connaissances et possède un de ces talents qu'on aime à trouver et qui charme" (Duchesse d'Abrantès). Sa vogue commence avec Michel-Ange (1802), dans le style de l'opéra-buffa, se poursuit avec l'apparition des Rendez-vous bourgeois (1809) et comble de succès avec Cendrillon (1810) qui donna lieu à de nombreuses imitations.
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