
Biographie :
Jean-Baptiste BASSOUL
(Ajaccio, 1875 - Ajaccio, 1934)
Jean-Baptiste Bassoul est né à Ajaccio en 1875 ; il est le fils de Philippe Bassoul, peintre-décorateur installé dans cette ville depuis le début des années 1860. Il manifeste très jeune son intérêt pour le dessin et son père accepte qu’il suive les cours de Paul-Mathieu Novellini (1831-1918) dans son école libre de dessin. Jean-Baptiste Bassoul va suivre les conseils de son père qui oriente sa formation artistique. Il l’envoie à Paris, de 1895 à 1898, étudier à l’École Nationale des Arts Décoratifs où il obtient son diplôme. Son séjour dans la capitale lui donne l’occasion de découvrir la diversité de la création artistique, ses tendances et évolutions. Il fréquente les milieux des peintres et des intellectuels et acquiert une certaine aisance dans les relations avec les artistes. Jean-Baptiste Bassoul, peintre-décorateur de formation, est un excellent peintre de chevalet et sert d’exemple à de nombreux peintres ajacciens. Il est surtout l’un des pionniers et le promoteur de la peinture à Ajaccio et en Corse de 1900 à 1934, année de sa disparition brutale. Par son action diversifiée et en raison de sa forte personnalité, il a une grande influence sur l’art de son époque. La galerie de peinture qu’il a créée en 1913, dans le seul but de favoriser la rencontre des artistes et des amateurs d’art, sera un phare et une référence pour les artistes corses et ceux de passage, tant de son vivant qu’après 1934, et jusqu’au l’aube du siècle nouveau. Seule galerie de peinture de Corse jusque dans les années soixante, cette institution a marqué l’histoire culturelle de l’île et favorisé les vocations artistiques de façon inégalée. La durée de son activité de peintre de chevalet va de 1901, avec Le vieux médaillé (cat. n° XX), à 1934, date de sa dernière œuvre, Bisinchi sous la neige (collection particulière), ce qui lui a donné l’occasion d’exprimer son talent et sa modernité à une période de grands changements dans les domaines de l’expression artistique. Bassoul envoie régulièrement des œuvres au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, Le vieux médaillé en 1925, Village corse, Bisinchi la treille, et Bisinchi la caisse de basilic en 1926 (collection particulière), Vue de Nonza (Cap Corse) (collection particulière) et Vieilles murailles à Nonza en 1927 (collection particulière), Monte Gozzi (environs d’Ajaccio) ou Les meules de foin en 1929 (collection particulière), démontrant à chaque occasion la sûreté de son approche par des compositions solidement charpentées. Grâce à la donation, en 2008, de François et Jean-Charles Bassoul, comprenant ses carnets de dessins, et à la seconde donation François et Marie-Jeanne Ollandini en 2009, riche d’une trentaine d’œuvres figurant de nombreux lieux de Corse, cet artiste occupe une place de premier choix au Palais Fesch-musée des Beaux-Arts.