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Biographie :
Jacques-Martin CAPPONI
(Ajaccio, 1865 - Tivolaggio, Propriano, 1936)
Capponi est né à Ajaccio en 1865. Passionné de dessin dès son plus jeune âge, il voulait être peintre. Grâce à une bourse du Conseil général de la Corse, renouvelée sur plusieurs années, il entre en 1885 à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et à l’Académie Julian où il est élève de William Bouguereau (1825-1905), François Flameng (1831-1911) et de Gabriel Ferrier (1847-1914). Il attire très vite l’attention de ses professeurs, remportant fréquemment les mentions et médailles des concours d’ateliers. Il participe au concours du Grand Prix de Rome et par deux fois entre en loge parmi les premiers, mais ne peut obtenir l’attribution du prix. Après avoir terminé sa formation classique à Paris, il entreprend un voyage en Italie et séjourne à Rome, où il étudie les chefs-d’œuvre des maîtres anciens. En 1895, de retour à Ajaccio, il travaille de façon intensive ; il expose dès les années suivantes, notamment en 1898 et 1899, à la Bibliothèque municipale en compagnie d’Alfred Casile et de François Corbellini avec qui il se lie d’amitié. En 1900, il dirige le cours municipal de dessin qui venait d’être créé et assumera cette fonction jusqu’en 1907. La même année, il fait l’envoi au Salon des Artistes Français de son tableau Idylle, qui lui vaut des éloges flatteurs de la critique parisienne et l’achat de l’œuvre par l’État. En 1901, son second envoi Anankè est diversement apprécié, notamment à cause du choix des couleurs, mais finalement commenté comme d’un intérêt certain. À partir de cette date, Capponi décide cependant de ne plus participer aux Salons et peint ensuite très peu tant à Marseille, où il vit un certain temps occupant un modeste emploi pour satisfaire les nécessités matérielles, qu’après son retour en Corse. Les thèmes préférés de Capponi, qu’il traita tout au long de sa vie de peintre, sont les allégories, la peinture religieuse et d’histoire, pas de paysages, des figures nues et des portraits. Animé par cet esprit de recherche qui l’amène à choisir avec soin et minutie l’ordonnancement de ses sujets, à modeler à la cire des figurines ou à faire des maquettes des personnages de ses compositions, ne laissant pas place à l’imprévu, il s’oriente vers l’étude rationnelle des problèmes de l’harmonie colorée. Capponi fait une application constante de ses découvertes, notamment avec cette conception formelle de la couleur qui convient à ses compositions, où l’action peu présente laisse la place aux sentiments