Le Palais Fesch-musée des beaux-arts étant actuellement fermé au public pour cause de travaux, une sélection d’œuvres de la collection napoléonienne a été temporairement déposée au musée national de la maison Bonaparte.
Ces œuvres, mises en scène dans la maison où naquit Napoléon Ier, regroupent aussi bien des peintures, que des sculptures ou des objets.
Ainsi, parmi la série de tableaux peints par Jacques Sablet, se trouve un portrait de Letizia Bonaparte dans un intérieur avec un domestique vêtu à l’orientale.
Les bustes, à l’effigie de Madame Mère, de Charles-Marie Bonaparte ou de certains de leurs descendants, animent les salles dans lesquelles ils sont présentés, donnant l’impression aux visiteurs qu’ils ont toujours été là.
Quant aux objets, ils évoquent chacun une période de la vie de l’Empereur. Ainsi, la campagne d’Egypte (1798-1799) est illustrée par une noix de coco gravée, un médaillon en bronze représentant Bonaparte devant les Pyramides et une statuette du même en uniforme de général pendant la campagne d’Egypte. Cette campagne avait pour but d’attaquer l’Angleterre en Egypte afin de permettre à la France d’avoir la suprématie sur cette région du monde. Cependant, le but poursuivit par Bonaparte était d’ordre un peu plus personnel. Ambitieux, le jeune général qui s’était illustré lors des campagnes d’Italie, souhaitait un grand commandement, tandis que le Directoire, le trouvant encombrant, désirait l’éloigner.
Des médaillons et une tabatière à l’effigie de Napoléon, Marie-Louise et le roi de Rome rappellent que pour asseoir sa dynastie, Napoléon devait avoir un héritier. C’est la raison pour laquelle il divorça d’avec Joséphine pour « épouser un ventre », selon sa propre expression.
Enfin, l’exil et la mort sont évoqués par une statuette en ivoire représentant Napoléon assis à califourchon sur une chaise et posée sur un morceau de roche provenant de Sainte Hélène. Un coffret formant cercueil et contenant la dépouille mortelle de l’Empereur illustre le moment où le corps a été exhumé pour être transporté aux Invalides, à Paris. Le cadavre était en parfait état de conservation, tel que représenté ici.