Expositions temporaires

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Enfance de l'art et jeux d'enfants
22 novembre 2007 - 16 février 2007

Représenter l’enfance c’est évoquer autant l’avenir que les souvenirs élégiaques d’un passé idéalisé. Les artistes peignent le jeune âge en se souvenant des jeux d’autrefois. La multiplication des portraits d’enfants à partir du XVIe siècle et jusque dans la première moitié du XIXe peut s’expliquer simplement : invention du sentiment et du sentimentalisme, goût pour l’innocence d’une société qui rêvait de rénovation, de renaissance.

Les collections du musée Fesch abritent un choix éclectique d’œuvres représentant des enfants, allant des scènes religieuses aux portraits des jeunes membres de la dynastie napoléonienne. Le jeu enfantin, qui n’a rien d’innocent, peut avoir des échos politiques et mystiques, que l’exposition se propose de mettre en lumière.

Dans la série des portraits d’enfants, inépuisable et plus diverse qu’il ne semble, certains intriguent plus que d’autres, posent à l’historien de l’art des questions d’iconographie. Ce sont ceux qui en apparence semblent les plus légers, ceux qui ne paraissent relever que du divertissement.

Lorsque l’enfant joue, toutes les explications historiques semblent voler en éclats. L’enfant qui joue n’est plus ni chrétien, ni révolutionnaire, ni politique, il veut amuser d’abord le spectateur du tableau. Une raison qu’il ne faut jamais perdre de vue quand on pose un œil « sérieux » sur ces œuvres : elles sont faites pour charmer, pour proposer des jeux visuels à ceux qui les regardent. Des jeux qui, pourtant, méritent analyse