Expositions temporaires

  • Agrandir le texte 
  • Reduire le texte 
  • Ajouter à mon espace perso 
  • Suggérer à un ami 
  • Télécharger au format PDF 
  • Version imprimable 
  • Retour 
Lucien Bonaparte (1775-1840) Un homme libre
26 juin 2010 - 27 septembre 2010

Quand Lucien Bonaparte quitta Paris en 1804, après sa brouille avec le Premier Consul, il n’avait pas encore trente ans. Sans doute ne savait-il pas, à cette date, que son départ était définitif et que sa carrière politique, si brillamment débutée, s’était conclue. Le long chapitre de sa vie qui s’ouvrait alors en Italie et ne prendrait fin qu’à sa mort, trente-six ans plus tard à Viterbe, allait se dérouler sur un rythme autrement calme, marqué seulement par les plaisirs esthétiques, les joies de la famille, l’écriture et l’érudition. L’année 1804 – qui fut aussi l’année de la proclamation de l’Empire et du Sacre de Napoléon, auquel son jeune frère n’assista pas – sectionne ainsi brutalement la vie de Lucien en deux parties aussi différentes l’une de l’autre que les visages du jeune homme contrastent avec ceux de sa maturité, et ses réalisations de l’époque italienne s’éloignent des choix politiques et des écrits des années parisiennes.

L’exposition respecte cette particularité de la vie de Lucien et, comme elle, est nettement divisée en deux parties : l’une consacrée à la jeunesse française de Lucien, l’autre à sa maturité italienne. La première très dense en événements, ponctuée par les changements rapides, le fourmillement de personnages et la vitalité exceptionnelle de Paris sous le Directoire et le Consulat ; la seconde s’étirant lentement dans la Rome française, puis dans celle de la Restauration, que rapproche, au-delà des bouleversements politiques, l’atmosphère hors norme d’une ville rivée au passé et suspendue hors du temps.
L’expérience d’une vie nous livre ainsi – au-delà de l’histoire d’un homme de talent, engagé dans une époque tourmentée et confronté à la naissance du monde moderne – un parallèle entre deux villes, Paris et Rome, et deux civilisations, la française et l’italienne, que l’univers des Bonaparte associa à jamais.