
EXPOSITION AU JAPON DES "TRESORS DU PALAIS FESCH"
D'avril 2008 à octobre 2009
A l’occasion du cent cinquantième anniversaire du premier traité franco-japonais en 2008, le Palais Fesch, musée des beaux-arts a été invité par le Japon pour participer aux manifestations organisées autour de cet événement. Ainsi, les plus grands chefs-d’œuvre de la collection Fesch (60 tableaux, 3 sculptures et 18 objets de la collection napoléonienne) ont été exposés d'avril 2008 à octobre 2009dans les plus grandes villes japonaises telles Tokyo, Sapporo, Osaka, Nagoya, Kyoto, Iwaki…L’exposition itinérante des Trésors du musée Fesch : collections italiennes, napoléoniennes et impressionnistes Corses a été très appréciée par plus de 220 000 visiteurs.
GIULIA SALE, DALLA MIA FINESTRA SI VEDE IL MARE
Façade du Musée Fesch, Ajaccio
Du 15 mai au 15 juin 2009
Giulia Sale est née en 1962 elle vit et travaille à Sassari (Sardaigne). Invitée par le FRAC Corse, elle est venue deux mois en résidence à Ajaccio hébergée par la Ville dans un atelier rue Fesch. Tous les jours de sa résidence, Giulia Sale est passée devant la grille du Musée Fesch fermé pour travaux. Il est un peu comme le château de la Belle au bois dormant. Ses œuvres sont inaccessibles tout le temps de sa transformation. Giulia Sale imagine de « voir à travers » l’édifice ce qui est une espèce d’alternative à « voir dedans ». C’est une illusion. Dix huit fragments d’une photographie du golfe sont agrandis, imprimés sur PVC et placés devant les dix huit fenêtres de la façade principale du Musée. En transformant la façade en lieu d’exposition sans que cela apparaisse comme tel, l’artiste situe l’institution muséale comme un lieu de circulation de l’art et des éléments : un lieu d’ouverture. C’est une sorte de métaphore sur l’effet de l’art et de la culture, son caractère intemporel, même s’il reste toujours lié à des circonstances et des contextes particuliers.Il s’agit pour Giulia Sale, comme elle le fait souvent, de porter au mur ce qui est de l’ordre de l’expérience sensible et intime. Le regard de l’artiste est son guide.La mer est présente dans l’esprit de tous les habitants d’Ajaccio et de ceux qui visitent la ville. Elle est là, même si on ne la voit pas ; il suffit d’y penser pour la retrouver, de fermer les paupières.L’œuvre de Giulia Sale joue sur l’ouvert et le fermé sans faire peser le poids d’un message explicite. Elle s’adresse au passant qui levant les yeux sur le Musée s’interroge sur ce qu’il voit et rapproche cette découverte de sa propre rêverie. Sur les grilles qui séparent le musée de la rue est fixée une photographie de la même nature que celles qui expliquent les travaux en cours. Cette photographie est une vue prise de l'atelier. Elle porte le titre de l'oeuvre Dalla mia finestra si vede il mare.
Anne Alessandri
Directrice du FRAC CORSE