Accueil

Collections

Musée Fesch

 Zoom
  • Agrandir le texte 
  • Reduire le texte 
  • Ajouter à mon espace perso 
  • Suggérer à un ami 
  • Télécharger au format PDF 
  • Version imprimable 
  • Retour 


SELLITTO, Carlo (attribué à)
(Naples - 1614)

La vision de saint Jérome

MFA 852.1.129

XVIIe siècle

Huile sur toile
106 x 150 cm

Historique :
Rome, collection du cardinal Fesch; légué par le cardinal Fesch à la ville d'Ajaccio en 1839; transaction entre le comte de Survilliers (Joseph Bonaparte) et la ville d'Ajaccio en 1842.

Localisation :
[2-09] Peintures caravagesques 1


Notice :
De quoi ça parle ?Saint Jérôme a vécu il y a très très longtemps. C’est lui qui traduit la Bible en latin pour que tout le monde la comprenne. On connaît aussi de lui, la fameuse histoire où il enlève une épine de la patte d’un lion, et celui-ci lui restera fidèle jusqu’à la fin de sa vie. Dans cette peinture, saint Jérôme est dans le désert où il entend sonner une trompette (en haut à droite), et si on regarde bien, à gauche on aperçoit son fidèle ami le lion.En savoir un peu plus ?Né en Vénétie en 347, Saint Jérôme étudie le grec et l’hébreu. Baptisé à l’âge de 19 ans, il part en pèlerinage en Terre Sainte, puis se retire dans le désert de Syrie où il écrit la vie de Saint Paul ermite. A son retour à Rome, il révise la traduction de la Bible d’après l’original en hébreu et de la version grecque. Sa traduction porte le nom de Vulgate.Saint Jérôme occupe une place importante dans la réforme de l’église catholique après le Concile de Trente. Son histoire, en elle-même, ne donne pas beaucoup matière aux peintres. C’est surtout grâce à la Légende dorée, que certains thèmes de sa vie sont devenus populaires comme la flagellation par les anges, les tentations dans le désert, et surtout, l’histoire du lion apprivoisé. Cette légende explique comment saint Jérôme soigne un lion blessé à la patte par une épine, et la reconnaissance que lui voue l’animal jusqu’à la fin de sa vie.Le musée Fesch possède huit représentations du saint mais qui ne sont pas toutes exposées. L’épisode relaté dans ce tableau napolitain, à en juger par le regard effrayé du saint fixant la trompette du coin supérieur gauche, pourrait correspondre à l’illustration d’une lettre apocryphe du saint qui écrit : « Que je veille ou que je dorme, je crois toujours entendre la trompette du Jugement. ». Le fond très sombre du tableau d’où se détache le corps desséché et vieillissant du personnage, laisse apparaître le fidèle lion endormi.