La conférences napoléonienne
« Napoléon et l’argent »
Avec Pierre Branda est annulée
Reportée à une date ultérieure

Les conférences napoléoniennes du Palais Fesch

La conférence prévue jeudi 25 novembre 2021 à 18h30 est annulée et reportée à une date ultérieure.  le Palais Fesch-musée des Beaux-arts, accueillera dans la Grande galerie monsieur Pierre Branda, Responsable du patrimoine de la Fondation Napoléon pour une conférence intitulée :

« Napoléon et l’argent »

Avec sa redingote grise et son petit chapeau, Napoléon passe pour un personnage empreint d’une grande simplicité et peu vénal. Rien de commun entre lui et le ” vil métal ” qui corrompt et déshonore les hommes. Et pourtant l’argent fut son compagnon de route. Ne pas en tenir compte serait oublier que la Révolution française, à laquelle il devait tout, était la conséquence directe d’une crise financière que l’Ancien Régime n’avait pas su maîtriser. Ce serait ignorer que la faillite du papier-monnaie fut l’un des facteurs principaux du discrédit du Directoire et qu’indirectement elle favorisa l’avènement d’un sabre capable de rétablir l’ordre. Ce serait méconnaître que des expéditions militaires décidées ou conduites par Bonaparte l’ont été pour des raisons économiques (Italie, Saint-Domingue) ou ont échoué notamment à cause d’une cruelle insuffisance de moyens (Egypte). Mais ce serait aussi ne pas mesurer à sa juste valeur le redressement financier qui a consolidé le régime consulaire. Et si l’on en revient à l’épopée, nier le poids de l’argent serait passer sous silence l’incroyable défi relevé par Napoléon ; financer quinze années de guerres sans provoquer la faillite de l’Etat alors que, deux décennies plus tôt, la guerre d’indépendance américaine, pourtant modeste sur le plan militaire, avait suffi à mettre à genoux une monarchie millénaire. Dans la lutte à mort opposant les deux plus grandes puissances d’alors, il fallut trouver de part et d’autre de l’argent, encore de l’argent, toujours de l’argent. Et la victoire finit par sourire au pays qui possédait la plus grande surface financière. Voici une autre façon, inédite, d’étudier vingt années qui ont profondément marqué la France.

Après une carrière dans l’entreprise, Pierre Branda a rejoint, en octobre 2009, la Fondation Napoléon en tant que responsable du patrimoine chargé des finances et de la Collection d’objets appartenant à cette institution. Depuis 2005, il a publié une dizaine de livres sur la période napoléonienne (dont plusieurs primés) s’intéressant notamment aux aspects financiers du Consulat et du Premier Empire. Il a également étudié une institution méconnue, la Maison de l’empereur Napoléon Ier, essentielle au « Napoléon en majesté », ainsi que le séjour de l’Empereur à l’île d’Elbe. Il a aussi dirigé le volume 13 de la Correspondance générale de Napoléon consacré aux six premiers mois de l’année 1813.

Grande Galerie,  Entrée libre