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Matthias   STOMER
(Amersfoort , 1600 - Sicile , 1650 )

Sacrifice d'Isaac

MFA 852.1.134

Huile sur toile
98 x 135 cm

Historique :
Rome, collection du cardinal Fesch; légué par le cardinal Fesch à la ville d'Ajaccio en 1839; transaction entre le comte de Survilliers (Joseph Bonaparte) et la ville d'Ajaccio en 1842.

Localisation :
[2-09] Peintures caravagesques 1

Ressource pédagogique :
De quoi ça parle ?C’est une très vieille histoire tirée de la Bible qui raconte que Dieu ordonne à Abraham de sacrifier son fils Isaac. Abraham s’apprête à tuer son fils mais au dernier moment, comme Dieu voulait juste savoir si le vieil homme allait lui obéir, envoie un ange pour l’empêcher de tuer l’enfant et à sa place, Abraham sacrifie un mouton. Tout est bien qui finit bien !En savoir un peu plus ?Dans les représentations du thème du sacrifice d’Isaac, c’est toujours cet instant extrêmement tragique qui est choisit par les peintres, cet instant précis où le couteau va transpercer l’enfant et l’intervention de l’ange. Un moment qui reste figé dans le temps et l’espace, mais donne une vision d’un futur proche par la présence du mouton.Le regard perdu d’Abraham, complètement dépassé par les événements, et malgré son acceptation au sacrifice semble hagard et ne faisant plus partie de la terrible réalité. Isaac est représenté tout à fait résigné, l’enfant accepte sans broncher son destin. Son corps nu est très éclairé notamment sur la poitrine là où le couteau aurait dû frapper : en effet la composition s’inscrit dans deux diagonales se croisant exactement à cet endroit précis de la poitrine.On aperçoit le second plan qui donne au tableau des zones de respiration, et l’œil peut être « détourné » du drame, par l’esquisse d’un paysage et la présence des deux serviteurs et l’âne mentionnés dans les Ecritures.