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Musée Fesch
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L’aile sud du palais Fesch: La chapelle impériale

La chapelle impériale constitue l’aile sud de l’ensemble de bâtiments fondés par le cardinal Fesch, le long de la rue qui porte désormais son nom. Construit entre 1827 et 1837, cet établissement devait rassembler une école, une bibliothèque et un musée. Sur le côté de la cour qui distribuait l’ensemble, une grande chapelle fut édifiée par la suite pour recevoir les sépultures des principaux membres de la famille impériale. Originellement placée sous le vocable de saint Joseph, la chapelle reçoit successivement les appellations de chapelle impériale, chapelle Bonaparte et chapelle palatine. Au milieu du xixe siècle, l’aile sud du palais Fesch reste à édifier et son emplacement est destiné à l’élévation d’une église funéraire. C’est au cardinal Fesch que revient l’idée d’une telle sépulture. Les dernières volontés du prélat ne peuvent être accomplies lorsque Joseph Bonaparte, comte de Survilliers, son exécuteur testamentaire, s’y refuse en raison de l’hostilité que portent les régimes politiques postimpériaux à sa famille . L’ex-roi d’Espagne s’éteint le 28 juillet 1844 et il incombe alors au prince de Canino (Charles-Lucien Bonaparte, fils de Lucien Bonaparte) la responsabilité de faire construire la chapelle à Ajaccio. Le maire et l’évêque décident alors d’intervenir afin de procéder à la translation des cendres de Madame Mère et du cardinal Fesch. Le prince de Canino meurt en 1857 sans avoir pu faire construire la chapelle et Napoléon III intervient afin de mener ce projet à son terme. Les travaux de l’édifice funéraire, que le cardinal Fesch avait souhaité dédier à l’Immaculée Conception, débutent donc finalement le 23 août 1857. La réalisation de l’édifice est confiée à l’architecte Alexis Paccard, qui en élabore les plans, et à l’architecte Jean Caseneuve, premier inspecteur du palais de Fontainebleau, qui le seconde sur le terrain. La chapelle, en pierre de Saint-Florent, est bâtie dans un style néo-renaissance, sur un plan en croix latine. L’intérieur, oeuvre de Jerôme Maglioli, est entièrement décoré de peintures en grisaille, figurant des attributs sacerdotaux et des motifs floraux, tandis que les sépultures sont couvertes d’un marbre noir gravé par Champollion-Figeac. Les vitraux portent le « F » du nom du cardinal et leur décor associe ses attributs ecclésiastiques aux symboles de l’Empire : l’Aigle et la Légion d’honneur. La pierre utilisée est de provenance insulaire, comme le marbre vert de Bevinco dont sont faits les disques qui ornent les tympans et l’autel, et le dallage en pierre de Brando du caveau. Le 5 juin 1860, l’abbé Versini devient le premier chapelain de la chapelle impériale et procède à sa bénédiction le dimanche 9 septembre.